Hidden Track #1: Le Futurisme a 100 ans
Le futurisme vient de fêter son centenaire. Le 20 février 1909 le poète italo-français Filippo Tommaso Marinetti publiait sur les pages du Figaro le premier Manifeste du mouvement artistique qui allait inaugurer le 20e siècle, ses utopies technologiques et ses massacres insensés.

Marinetti : Fast & Furious
« Nous voulons exalter le mouvement agressif, l’insomnie fiévreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing […] Nous voulons chanter l’homme qui tient le volant dont la tige idéale traverse la terre, lancée elle-même sur le circuit de son orbite… »
Une armée de réserve de travailleurs la culture
L’Elysée envisage d’affecter à l’université des professeurs du secondaire. Le Monde en parle dans cet article. Une manoeuvre qui vise à combler le vide laissé par les suppressions de postes ? Une ruse pour créer des rivalités et fracturer le front » unitaire » anti-reforme de l’enseignement ? Pour le profs de lycée, une bonne nouvelle : maintenant il faudra passer l’agrégation et le CAPES pour devenir officiellement membres d’une armée de réserve de travailleurs la culture…
Using Twitter during surgery
An interesting way of integrating robotic surgery and micro-blogging. A publicity stunt, basically. Question is, what’s with medicine and online communications? The answer, in a forthcoming article by Yours Faithfully, featured in the March 2009 issue of the French journal Esprit. Stay tuned. —a
Mon séminaire EHESS : le corps au Brésil
Dans le cadre de l’opération « Changeons de programme »
LES VENDREDIS DU CENTRE EDGAR MORIN
Vendredi 20 février 2009
(Séance spéciale : Le corps au Brésil)
EHESS, 105 bd Raspail, Paris 6è
De 13h à 15h – Salle 2 – Séminaire « Pratiquer la transdisciplinarité dans la discipline : théorie et méthodes »
Corps, beauté et territoire au Brésil
Intervenante : Denise Bernuzzi de Sant’Anna, professeur d’Histoire, Pontificia Universidade Católica de São Paulo (PUC-SP), Brésil
(Une partie de cette séance sera consacrée à la discussion des événements récents liés aux mouvements contre la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche)
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De 15h à 17h – Salle 10 – Séminaire du Centre Edgar Morin (sociologie, anthropologie, histoire)
La vie sociale des hormones sexuelles au Brésil
Intervenante : Emilia Sanabria, post-doctorante au Centre Edgar Morin (IIAC-EHESS)
(Une partie de cette séance sera consacrée à la discussion des événements récents liés aux mouvements contre la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche)
Centre Edgar Morin. Equipe de l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain (IIAC)
EHESS – CNRS
22 rue d’Athènes, 75009 Paris, France
Tél. 33… – Fax 33 (0)1 40 82 75 40
Internet addiction: an unconvincing notion
« I thought I was addicted to Internet chatting. Turns out I was addicted to the person I was chatting with » (I.K., 27, female, loc. unknown)
Internet addiction is a hot topic in the scientific community (if you want evidence, here‘s a database containing a huge amount of articles published on it, between 1996 and 2006).
Internet addiction is a slippery topic, too. Definitions are vague, diagnostic tools are not standardised, negative consequences are questionable – can I really talk about social withdrawal if I spend 18 hours a day exchanging emails and IMing with my friends online? Most of all, Internet addiction has become kind of an unconvincing notion since ubiquitous computing has rendered the Internet just about as pervasive as – say – running water. Of course, my quality of life would decrease dramatically if I had to live without taking showers or washing my dishes. But can I say I am addicted to running water?

An effective way of curing Shower Addiction
The same goes with the Internet. If I, for one, had to give up Google and word-processing, I would give up writing altogether. And that would be a major catastrophe. Can I say, in all sincerity, that I am addicted to Google? Or that I am, more likely, addicted to writing?
GUESS software for social network analysis
Hiya, this is just to try out the video functionality. Btw the open source software for social network analysis GUESS (described in the video) is just awsome.
Extroduction: Internet et la sociologie
Un livre, qui se lit du début à la fin, demanderait une introduction. Un blog, qui se lit de la fin au début, aura droit à une « extroduction ».
Qu’un sociologue s’occupe de réseaux numériques paraît aujourd’hui tout à fait légitime : les enjeux de société des technologies sont sous les yeux de tous. La consommation, l’éducation, la santé publique, la politique, les marchés financiers – voilà bien des secteurs qui ont été révolutionnés par les progrès récents de l’informatique et des communications en ligne. Cependant, ce qui à présent s’offre comme une évidence ne l’était pas à l’époque où je commençais mes recherches dans ce domaine. La France, incontestablement, s’était très tôt dotée d’un cadre théorique cohérent pour comprendre l’impact des usages numériques sur la société. Il était contenu dans le rapport sur « l’informatisation de la société » sollicité en 1978 par l’administration Giscard d’Estaing. C’était avant le Minitel – et bien avant le Web. Afin d‘éviter « l’explosion incontrôlée de conflits culturels » et « la perte d’autonomie nationale » que les ordinateurs auraient pu produire, les rédacteurs du rapport recommandaient d’intégrer tous les projets liés à l’informatique au « pôle étatique des télécommunications ».





