Linux Virgin : notre fétichisme technologique quotidien
Au hasard de mes archives je retrouve un vieux message de la liste de diffusion du Lancaster Linux User Group annonçant la mise en ligne de la série Web érotico-artistico-satirique Linux Virgin (2005). Au fil des épisodes, toujours le même scénario : sous le regard d’un voyeur-geek, une dominatrice-hacker tout de cuir habillée forçait une jeune femme à… installer un serveur Linux. Allégorie de notre fétichisme technologique quotidien (et des rapports de domination qu’il sous-entend), cette création d’un groupe d’étudiants de la Columbia University a laissé peu de traces de son passage sur la Toile. En bon cyber-archéologue, je suis allé la dénicher afin d’apporter de la matière à discussion pour la rencontre sur Corps et Internet, à laquelle je participerai avec le psychanalyste Yann Leroux mardi 21 décembre 2010, à 19h00 à La Cantine (51 rue Montmartre, Passage des Panoramas, 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris). PS. Malgré ce préambule, la vidéo ne contient pas de nudité ni de gros mots : elle est complètement SFW (Safe For Work).
Comments
6 Responses to “Linux Virgin : notre fétichisme technologique quotidien”
Leave a Reply













Linux Virgin, notre fétichisme technologique quotidien (SFW) http://bit.ly/fOKhx0 << tout juste publié sur Bodyspacesociety
Réponse à vos DM: mon dernier billet est complètement safe http://bit.ly/fOKhx0 Fétichisme & domination sont des termes employés par Marx
Et commencer par ce billet de blog, injustement ignoré : Notre fétichisme technologique quotidien http://bit.ly/fOKhx0
Mais quelle idée de prendre un barebone :-p ! Il y a + simple et + pratique à monter comme boitiers pour unité centrale…
…
Quand je vois ça je me dis :
Domination, on est d’accord… mais faudrait pas aller plutôt creuser du côté du genre là ?
Rappelons que le féminisme et les logiciels libres sont tous deux opposés à une culture dominante forte !
… ou que sur 950 debian devellopers recensée en 2005 (par elles mêmes), 4 étaient des femmes… cantonnées aux rôles attachées à la charte graphique…
Mouais la porno, soft ou pas, artistique ou pas, renvoie comme toujours aux libidos dominantes.
On se refait un petit Willem Reich ???
Oui, oui, c’est une excellente idée, que d’aller creuser du côté du genre. Pour se demander par exemple pourquoi l’informatique, à ses origines, était marquée par des personnalités de femmes extraordinaires : Ada Lovelace, Grace Hopper, Cicely Popplewell, Audrey Bates. Et pourquoi, ensuite, elle est devenue un truc de garçons.
Ce n’est qu’à une époque relativement récente que le domaine s’est masculinisé – en se geekisant. Libido dominante ? Est-ce que le geek adopte une posture de domination ? Ou bien il remplace la figure féminine en prenant sa place ? (Libido remplaçante…)
Ceci dit, on se refait volontiers un petit Wilhelm Reich. Dès que j’aurais fini de relire pour la centième fois la biographie d’Alan Turing signée par Andrew Hodges ;)