[Nouvel article] Pourquoi la radicalisation des communautés d’Internet n’est pas une fatalité

J’ai le plaisir d’annoncer la parution dans le dernier numéro de la Revue Française de Sociologie de notre nouvel article :

How to build consensus in a health-oriented online community: modelling a “pro-ana” forum.
Antonio A. Casilli, Juliette Rouchier & Paola Tubaro.
Revue Française de Sociologie, vol. 55, n. 4, 2014, pp. 731-764.

http://www.anamia.fr/WordPress-EN/wp-content/uploads/2014/12/socio_4-2014-Art-03-Casilli-et-al-06-11-2014.pdf
Cliquer sur l’image pour le pdf de la version preprint.

(pour citer l’article, merci de vous référer au texte publié).

Issu de notre projet de recherche ANAMIA, l’article élabore une réponse à la question : est-ce que les membres des plateformes numériques où des opinions controversées sont débattues ont tendance à se radicaliser et à adopter des comportements dangereux ?

Cette problématique a d’importantes retombées dans des domaines disparates, de la politique, à la culture, à l’économie. Nous avons décidé de mettre l’accent sur la santé – plus précisément sur les troubles alimentaires. S’il est un enseignement à tirer de l’étude des « forums pro-ana », c’est que les attitudes paradoxales à l’égard du comportement alimentaire peuvent conduire à une forte polarisation. Sous quelles conditions les personnes vivant avec l’anorexie et la boulimie acceptent ou refusent la médiation médicale ? Comment adoptent-elles une orientation « pro-guérison » ou une orientation « pro-pathologie » ?

Après un terrain d’enquête de trois ans et plusieurs expériences in silico réalisées à l’aide d’un modèle multi-agent spécialement conçu (ANAMIA_F), nos conclusions déjouent certains des acquis de la littérature existante sur les dynamiques de diffusion des opinions via Internet.

https://github.com/Bodyspacesociety/ANAMIA_F

Cliquer sur l’image pour télécharger le logiciel ANAMIA_F
(disponible sur Github sous licence GPL).

Le résultat principal de notre travail est que la radicalisation n’est pas une fatalité : elle ne survient que dans des circonstances très spécifiques. Dans la détermination de ces circonstances, les attitudes initiales (utilisateurs intrinsèquement plus radicaux ou plus modérés) importent moins que les mécanismes de participation en ligne. Le taux d’engagement actif et le taux de renouvellement des membres de la communauté – deux variables négativement impactées par la censure – influencent l’émergence de positions modérées.

Ces résultats peuvent aider l’adoption de politiques publiques qui soient à la fois efficaces dans la promotion de comportements de santé et respectueuses de la liberté d’expression en ligne.

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No CAPTCHA: yet another ruse devised by Google to extract free digital labor from you

Short version:

Question: What is “No CAPTCHA reCAPTCHA”?
Answer: A ruse devised by Google to extract some sweet, free, Mechanical Turk-like digital labor from its users.

Long version:

So far reCAPTCHA allowed Google to extract digital labor from users, i.e. to make users produce value for Google without them knowing. When you needed to retrieve the occasional password or to post a comment on certains blogs, you had to “verify that you were human” by typing in words that would ultimately help Google Books digitize texts, or detect house numbers to improve Google Street View.

But people at Mountain View’s Googleplex heard reCAPTCHA could be frustrating to you, beloved user. So “No CAPTCHA reCAPTCHA” was introduced. “No CAPTCHA” is a new system which does not burden you with deciphering distorted text. It simply asks you “are you a robot?”

Well, not simply that. It also grabs a bunch of personal data along the way. How? Via simple questions, subsequently linked to your profile on websites connected to its API: personal preferences, opinions, behaviours… yeah, questions as innocent as “your favorite color” can actually tell a lot about you.

Moreover, what “No CAPTCHA” does is basically track your past behaviour. If it has enough data to feast upon, because you have cookies and web browser history on, it puts you on a whitelist and lets you in whichever service it is attached to. But if you are browsing in private mode or if it finds the info it has on you does not suffice to appease its hunger for data, it will face you with even more annoying reCAPTCHAs.

Yes, even more annoying: why limit to unintelligible words, Google ingeneers seemed to say, when you can force users to recognize forms, tag pictures, etc? It’s not only single Google Books or Google Street View instances you’re recognizing. Now, you’re actually training Google’s computer vision algorithms to recognize faces, detect locations, reconstruct scenes.

cat_captcha

These are the kind of Human Intelligence Tasks (HITs) that are performed by members of another popular service: Amazon Mechanical Turk, a crowdsourcing marketplace where humans “help machines” to perform such assignments. Only difference: “turkers” receive monetary payments for the microwork they provide. Google’s “noCAPTCHERs” don’t. At present, turkers have engaged a complex process of community-building centered around recognizing their role as workers. Will no CAPTCHA lead to the same awareness or, on the contrary, will it defuse any attempt to create support and collective action among its users?

Anyway, enough with this rant. Here’s the official presentation of No CAPTCHA reCAPTCHA and… keep up the good digital labor.

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[Slides] ‘Etudier Facebook avec Algopol’ séminaire #ecnEHESS (Irène Bastard & Cristophe Prieur, 15 déc 2014)

Pour la deuxième séance du séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques nous avons eu le plaisir d’accueillir Irène Bastard (Orange Labs et Télécom ParisTech) et Christophe Prieur (Université Paris Diderot-Paris 7) pour parler de leur projet de recherche ANR Algopol. Le séminaire a eu lieu le lundi 15 décembre 2014, de 17h à 20h, salle 2, 105 bd. Raspail, Paris.

Algopol : une expérimentation sociologique sur Facebook

TITRE : Algopol : une expérimentation sociologique sur Facebook

INTERVENANTS : Irène Bastard (Orange Labs/Télécom ParisTech) et Christophe Prieur (Université Paris Diderot-Paris 7)

RESUME : L’application Algopol est une expérimentation sociologique lancée en décembre 2013 : elle collecte les comptes Facebook des enquêtés et leur permet de visualiser leur réseau d’amis Facebook sous la forme d’une carte interactive. Le projet entre ainsi dans la catégorie des recherches en informatique et sciences humaines utilisant des « big data », tout en rappelant que le sens donné aux activités ne peut être signifié que par les enquêtés par une approche qualitative. Avec 1 Téraoctet de données sur plus de 12 000 individus, et des entretiens semi-directifs ou en démonstration, que peut-on dire du web des individus ? Ou plutôt, le web des individus, entremêlé au web des contenus, peut-il produire une représentation signifiante de la société ?

Cette question sera abordée par la perspective de la diversité. Si les usages du web sont connus comme hétéroclites, les dispositifs et les réseaux sociaux doivent alors intégrer deux diversités : celle des pratiques des internautes, qui sera observée en étudiant leurs profils et leurs activités ; et celle des contenus circulant, qui sera envisagée au regard des contenus médiatiques. Sur ces deux volets, l’analyse de la structure des réseaux des enquêtés apporte un éclairage essentiel, puisqu’elle permet d’approcher la multiplicité des contextes d’expression d’un même individu.  Elle permet dans le même temps d’interroger la force et la nature des liens matérialisés sur une plateforme qui a résolument donné au mot “ami” une définition protéiforme.

En complétant l’analyse des traces d’activité et d’interactions par des entretiens, l’enquête Algopol pourra décrire les multiples modalités d’agencement d’interactions qui mêlent règles d’usage et ajustements ponctuels, produisant des « algorithmes relationnels » potentiellement distincts des « algorithmes techniques ».

>> Pour aller plus loin : article d’InternetActu sur la méthodologie Algopol.

Slides des séances passées :

Mercredi 19 novembre 2014
Antonio A. Casilli (Télécom ParisTech/EHESS)
« Le trolling en tant que ‘travail numérique’ »

Détail des prochaines séances :

Lundi 19 janvier 2015
Xavier de la Porte (Rue89)
« Radio et cultures numériques : Retour sur l’expérience ‘Place de la Toile’ »
salle 5, 17h-20h

Lundi 16 février 2015
Benjamin Tincq (Ouishare) et Paola Tubaro (University of Greenwich/CNRS)
« L’économie collaborative : promesses et limites »
salle 5, 17h-20h

Lundi 16 mars 2015
Ksenia Ermoshina (Mines ParisTech) et Rayna Stamboliyska (IRIS Sup’)
« Internet et militance en Russie »
salle 5, 17h-20h

Lundi 18 mai 2015
Boris Beaude (EPFL)
« Numérique : changer l’espace, changer la société »
salle 5, 17h-20h

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[Slides] Portrait du troll en travailleur revolté (séminaire #ecnEHESS 19 nov 2014)

La première séance de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques (hashtag Twitter : #ecnEHESS) a eu lieu le mercredi 19 novembre 2014. Les slides de ma présentation, portant sur les liens entre trolling et ‘digital labor’, sont disponibles ici :

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Le trolling en tant que ‘travail numérique’

Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech / EHESS)

Le troll, l’internaute qui tient des propos inflammatoires et qui parasite les conversations en ligne, est désormais synonyme de tous les maux du monde en réseau : piratage, abus, calomnies, racisme, harcèlement, sexisme, spam, cybercrime, terrorisme… Archétype humain inspiré des légendes scandinaves et des « tricksters » des mythes africains et amérindiens, il est au centre de discours de plus en plus alarmistes d’éducateurs et de décideurs publics, et fait l’objet de législations spécifiques. Le projet politique qui se profile derrière ces efforts, celui d’un « internet civilisé », colporté par les droites européennes depuis la moitié des années 2000, ne peut pas être appréhendé d’un point de vue critique si nous ne comprenons ce qu’est une civilisation numérique et sur quelles valeurs elle s’appuie.

C’est à ce moment-là que la « barbarie digitale » du troll cesse d’être une simple curiosité culturelle et devient une manière d’apercevoir, en creux, les valeurs partagées par les citoyens de la société en réseau : participation, sociabilité, dévoilement d’informations personnelles, et « digital labor ». Ce dernier désigne l’ensemble des activités et des usages numériques qui peuvent être assimilés au travail mais ne sont pas reconnus comme tel. C’est un travail à faible intensité et à faible expertise, qui se concentre surtout sur l’usage de plateformes sociales, d’objets connectés ou d’applications mobiles. De la moindre requête sur un moteur de recherche à la mise en ligne de contenus générés par les utilisateurs, des nouvelles formes de l’activité travaillée s’articulent avec une économie informelle qui cache la précarisation croissante des emplois.

En tant que pattern d’interactions sociales basées sur la production et le partage de contenus, le trolling se prête à une récupération marchande dans plusieurs univers professionnels. Les marques s’en servent pour dénicher des mèmes et faire de la communication virale ; la communication politique pour monter des campagnes de propagande ou pour discréditer les adversaires ; les concepteurs de logiciels et de jeux-vidéos pour tester leurs produits. La monétisation du trolling dans l’économie numérique témoigne de son rôle naissant de levier de l’innovation et de son importance croissante pour la création de valeur. Il existe néanmoins des contradictions. D’abord dans l’attitude ambivalente des entreprises du secteur numérique qui semblent osciller entre la répression et l’exploitation des comportements « disruptifs » des leur main-d’œuvre digitale. Plus intéressants encore sont les répertoires d’actions spécifiques (détournement, dégradation, reprise individuelle, collectivisation) et les modalités de conflit qui passent par le trolling et pointent la prolifération paradoxale d’approches antagonistes, ainsi que la potentialité d’une mouvance d’autonomisation des usagers-laborers.

Se dessine alors l’hypothèse d’une inscription de ces comportements anomiques dans la filiation historique des luttes des prolétariats industriels, la « rude race païenne, sans foi, ni loi, ni idéal » analysée par les théoriciens de l’opéraïsme. Si les hackers héritent des « sublimes », ouvriers émancipés maîtres de leur temps et de leur mobilité, les trolls quant à eux s’apparentent peut-être davantage aux « canuts », auxquels on impute l’invention de la pratique du sabotage (la destruction de machines industrielles à l’aide de sabots). C’est la machine à tisser le lien social, la machine à moudre les opinions qu’est devenu Internet, à laquelle ces invisibles du travail numérique s’attaquent. C’est la rhétorique irénique des médias sociaux où l’amitié et l’esprit de communauté semblent devoir triompher à tout prix, où l’utopie d’une liberté soustraite à toute contrainte matérielle plane encore sur un univers d’usages de plus en plus censuré, compartimenté, surveillée. Le trolling nous rappelle la possibilité – mieux, la certitude – du conflit et de sa force mercurielle, qui attire et fascine. Et nous met face à une question complexe : assistons-nous à la naissance d’un « cognitairiat », d’un « pronétariat », voire même d’un « trollétariat » ? Sans doute, des nouveaux sujets sociaux se trouvent-ils réunis sous le signe de l’« impossibilité humaine » d’une classe, qui se cache derrière ce que Nietzsche aurait décrit comme «un arrangement social incompréhensible et inopportun ».

 

Prochaines séances 2014/15

 

 

 

 

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Programme 2014/15 de mon séminaire ‘Etudier les cultures du numérique’ #ecnEHESS

ENFIN ! Pour la septième année consécutive (et après avoir risqué d’être annulé d’office par l’EHESS) (et après avoir pris un retard fou), le séminaire Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques (#ecnEHESS) reprend pour l’année universitaire 2014/15. Pour récompenser votre patience, le programme de cette année réserve plus d’une surprise.

semEHESS14

Comme toujours les inscriptions sont ouvertes aux auditeurs libres : il suffit d’envoyer un petit mail gentil via ce formulaire. La première séance aura lieu le mercredi 19 novembre 2014. Les séances successives, le troisième lundi de chaque mois de 17h à 20h. NB: le seminaire a lieu à l’EHESS, 105 bd. Raspail, de 17 à 20h. Pour les dates et les salles, se référer à la page de l’enseignement.

Programme « Etudier les Cultures du Numérique »

 

  • Mercredi 19 novembre 2014
    Antonio Casilli (Télécom ParisTech/EHESS)
    « Le trolling en tant que ‘travail numérique' »
    salle 2, 17h-20h

 

  • Lundi 15 décembre 2014
    Irène Bastard (Telecom Paristech) et Christophe Prieur (Univ. Paris Diderot)
    « Algopol : une expérimentation sociologique sur Facebook »
    salle 2, 17h-20h

 

  • Lundi 19 janvier 2015
    Xavier de la Porte (Rue89)
    « Radio et cultures numériques : Retour sur l’expérience ‘Place de la Toile' »
    salle 5, 17h-20h

 

  • Lundi 16 février 2015
    Benjamin Tincq (Ouishare) et Paola Tubaro (University of Greenwich/CNRS)
    « L’économie collaborative : promesses et limites »
    salle 5, 17h-20h

 

  • Lundi 16 mars 2015
    Ksenia Ermoshina (Mines ParisTech) et Rayna Stamboliyska (IRIS Sup’)
    « Internet et militance en Russie »
    salle 5, 17h-20h

 

  • Lundi 18 mai 2015
    Boris Beaude (EPFL)
    « Numérique : changer l’espace, changer la société »
    salle 5, 17h-20h
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Wait… Facebook dit what now? Ethics, experiments, and the algorithmic manipulation of everyday life

I’m rushing to finish up a numer of things before flying to Spain for a conference. So Facebook chose the wrong possible moment to do what Facebook does best – manipulate data and algorithms without giving a damn about the well-being of a billion users. Except this time it was not done for profit, but for science. Controversy ensued nonetheless.

Unfortunately, I don’t have time to write a 5,000 word essay about this. Moreover, as an academic I’m fed up with being an accessory to Big Platform storytelling. So, I point you to a couple of nice articles written by colleagues. They all make really valid points, and you should probably read them if you want to overcome the rhetoric conveyed by the press and the TV, which boils down to saying “you should be outraged because during the last 10 years you’ve been more interested in crap stories about Web celebrities, adorable dogs, and violent teenagers that we’ve been feeding you in our technology columns, and you never took the time to realize that the very mission of a medium like Facebook is to manipulate people’s feelings, opinions, and moods”.

So, without further ado, here are the recommended readings. You can use them to outsmart your geeky friends during your Summer outings.

Excerpt: “(…) it’s not clear what the notion that Facebook users’ experience is being “manipulated” really even means, because the Facebook news feed is, and has always been, a completely contrived environment. I hope that people who are concerned about Facebook “manipulating” user experience in support of research realize that Facebook is constantly manipulating its users’ experience. In fact, by definition, every single change Facebook makes to the site alters the user experience, since there simply isn’t any experience to be had on Facebook that isn’t entirely constructed by Facebook. When you log onto Facebook, you’re not seeing a comprehensive list of everything your friends are doing, nor are you seeing a completely random subset of events. In the former case, you would be overwhelmed with information, and in the latter case, you’d get bored of Facebook very quickly. Instead, what you’re presented with is a carefully curated experience that is, from the outset, crafted in such a way as to create a more engaging experience (read: keeps you spending more time on the site, and coming back more often). The items you get to see are determined by a complex and ever-changing algorithm that you make only a partial contribution to (by indicating what you like, what you want hidden, etc.). It has always been this way, and it’s not clear that it could be any other way. So I don’t really understand what people mean when they sarcastically suggest–as Katy Waldman does in her Slate piece–that “Facebook reserves the right to seriously bum you out by cutting all that is positive and beautiful from your news feed”. Where does Waldman think all that positive and beautiful stuff comes from in the first place? Does she think it spontaneously grows wild in her news feed, free from the meddling and unnatural influence of Facebook engineers?”

Excerpt: “I identify this model of control as a Gramscian model of social control: one in which we are effectively micro-nudged into “desired behavior” as a means of societal control. Seduction, rather than fear and coercion are the currency, and as such, they are a lot more effective. (Yes, short of deep totalitarianism, legitimacy, consent and acquiescence are stronger models of control than fear and torture—there are things you cannot do well in a society defined by fear, and running a nicely-oiled capitalist market economy is one of them).

The secret truth of power of broadcast is that while very effective in restricting limits of acceptable public speech, it was never that good at motivating people individually. Political and ad campaigns suffered from having to live with “broad profiles” which never really fit anyone. What’s a soccer mom but a general category that hides great variation? With new mix of big data and powerful, oligopolistic platforms (like Facebook) all that is solved, to some degree. Today, more and more, not only can corporations target you directly, they can model you directly and stealthily. They can figure out answers to questions they have never posed to you, and answers that you do not have any idea they have. Modeling means having answers without making it known you are asking, or having the target know that you know. This is a great information asymmetry, and combined with the behavioral applied science used increasingly by industry, political campaigns and corporations, and the ability to easily conduct random experiments (the A/B test of the said Facebook paper), it is clear that the powerful have increasingly more ways to engineer the public, and this is true for Facebook, this is true for presidential campaigns, this is true for other large actors: big corporations and governments.”

Excerpt: “(…) on the substance of the research, there are still serious questions about the validity of methodological tools used , the interpretation of results, and use of inappropriate constructs. Prestigious and competitive peer-reviewed journals like PNAS are not immune from publishing studies with half-baked analyses. Pre-publication peer review (as this study went through) is important for serving as a check against faulty or improper claims, but post-publication peer review of scrutiny from the scientific community—and ideally replication—is an essential part of scientific research. Publishing in PNAS implies the authors were seeking both a wider audience and a heightened level of scrutiny than publishing this paper in a less prominent outlet. To be clear: this study is not without its flaws, but these debates, in of themselves, should not be taken as evidence that the study is irreconcilably flawed. If the bar for publication is anticipating every potential objection or addressing every methodological limitation, there would be precious little scholarship for us to discuss. Debates about the constructs, methods, results, and interpretations of a study are crucial for synthesizing research across disciplines and increasing the quality of subsequent research.

Third, I want to move to the issue of epistemology and framing. There is a profound disconnect in how we talk about the ways of knowing how systems like Facebook work and the ways of knowing how people behave. As users, we expect these systems to be responsive, efficient, and useful and so companies employ thousands of engineers, product managers, and usability experts to create seamless experiences.  These user experiences require diverse and iterative methods, which include A/B testing to compare users’ preferences for one design over another based on how they behave. These tests are pervasive, active, and on-going across every conceivable online and offline environment from couponing to product recommendations. Creating experiences that are “pleasing”, “intuitive”, “exciting”, “overwhelming”, or “surprising” reflects the fundamentally psychological nature of this work: every A/B test is a psych experiment.”

[UPDATE 29.06.2014] Just when folks in the academic community were finally coming back to their senses, the first author of the Facebook study issued an “apology” that will go down in the annals of douchebaggerdom.

“The reason we did this research is because we care about the emotional impact of Facebook and the people that use our product. We felt that it was important to investigate the common worry that seeing friends post positive content leads to people feeling negative or left out. At the same time, we were concerned that exposure to friends’ negativity might lead people to avoid visiting Facebook. We didn’t clearly state our motivations in the paper. (…) And we found the exact opposite to what was then the conventional wisdom: Seeing a certain kind of emotion (positive) encourages it rather than suppresses is.”

[Shakespearean aside: The key sentence here is “we were concerned that exposure to friends’ negativity might lead people to avoid visiting Facebook”: so this study demonstrates that if Facebook just suppresses every hint of negativity and forcefeeds users with sugar-coated unicorns, people won’t develop some kind of “diabetes of the soul”. ]

“Nobody’s posts were « hidden, » they just didn’t show up on some loads of Feed.”

[Shakespearean aside: Why, that reassur… wait a minute! Isn’t “not showing” synonymous with “hiding”?]

Having written and designed this experiment myself, I can tell you that our goal was never to upset anyone. I can understand why some people have concerns about it, and my coauthors and I are very sorry for the way the paper described the research and any anxiety it caused.

[Shakespearean aside: Wouldn’t want to overinterpret that, but he seems to say he’s sorry for the anxieties caused by the publication of the paper, not for the anxieties allegedly caused by the experiment itself…]

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[Slides] Séminaire EHESS Louise Merzeau « Présence numérique : traces, éditorialisation, mémoire » (19 mai 2014, 17h)

Dans le cadre de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, nous avons eu le plaisir d’accueillir Louise Merzeau, maître de conférences HDR à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et directrice adjointe du laboratoire Dicen-IDF. La séance, centrée sur la notion de présence dans le contexte du numérique, a eu lieu le lundi 19 mai 2014, à l’EHESS.

Présence numérique : traces, éditorialisation, mémoire from Louise Merzeau


Titre : Présence numérique : traces, éditorialisation, mémoire
Intervenant : Louise Merzaeu

 

Résumé : Entre symptôme et branding, la gestion de nos traces numériques s’exerce souvent sur le mode de la dépossession. Présentée tantôt comme une somme d’indices à corréler, tantôt comme une marque à valoriser, l’identité numérique est largement déterminée par l’affordance des dispositifs et des stratégies qui précèdent et excèdent l’individu. En marge des discours d’injonction à communiquer, il y a donc un enjeu à penser notre présence en ligne autrement : comme une expérience transmédiatique, qui documentarise nos traces et les greffe sur des mémoires partagées.

 

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Slides des séances passées :

• 18 nov 2013
Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Le rôle des visualisations de données dans la recherche sur les cultures numériques

• 16 déc 2013
Anne Dalsuet (philosophe, auteure de ‘T’es sur Facebook’, Flammarion 2013), Stéphane Vial (Université de Nîmes)
Amitié et manifestation d’autrui : pour une philosophie des réseaux sociaux numériques

• 20 janv 2014
Nicolas Colin (The Family)
L’Âge de la multitude : Enjeux économiques et de gouvernance après la révolution numérique   

• 17 févr 2014
Estelle Aubouin (CELSA), Sylvain Abel (ISCOM)
Le web éphémère : de 4chan à Snapchat

• 17 mars 2014

Paola Tubaro (U. of Greenwich, CNRS), Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Web et privacy : le renoncement à la vie privée n’a jamais eu lieu

• 28 avril 2014

Nicolas Auray (Telecom ParisTech, EHESS)
Débattre de l’officieux. Une contradiction interne au hackérisme

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Prochaines séances 2013/14 :

•16 juin 2014
Simon Chignard (donneesouvertes.info ) et Samuel Goëta (Telecom ParisTech)
Le mouvement « open data »

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[Séminaire EHESS] Nicolas Auray : Hacker, Etat et politique (28 avril 2014, 17h)

Dans le cadre de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, nous avons eu le plaisir d’accueillir Nicolas Auray, maître de conférences HDR à Télécom ParisTech et chercheur associé au laboratoire Théories du Politique (LabTop). La séance, centrée sur hacker, Etat et politique,  a eu lieu le lundi 28 avril 2014, de 17h à 19h à l’EHESS, salle 6, 105 bd. Raspail, Paris (6e arrondissement).

hackgovt

Titre : Débattre de l’officieux. Une contradiction interne au hackérisme

Intervenant : Nicolas Auray

Résumé : « Le propos visera tout d’abord à faire l’histoire de la manière dont se sont nouées, dans l’espace des cultures digitales, une stratégie d’auto-appellation comme hackers de collectifs aux contours flous qui se sont reconnus avant tout autour de « bons exemples »,  et des pratiques organisées qui ont transformé l’Etat, le capitalisme et les modèles de la démocratie. Pour cela, je partirai d’une enquête historique et cartographique sur le hackerisme, comme catégorie attributive, et chercherai à montrer son extension à de nouveaux groupes, mais aussi une opposition entre trois registres cadrant ses expérimentations politiques. L’exposé visera aussi à documenter l’originalité de la période postérieure à 2008, et à stimuler des réflexions quant au rapport entre « politique des hackers » et transformation de l’Etat. Face à une certaine naïveté propre au discours pour la transparence porté par certains hackers, il s’agit de clarifier les voies possibles par lesquelles cette politique radicale amène à penser l’écart entre officiel et officieux. En amenant à discuter des frontières de l’officieux, les hackers touchent à l’Etat, et plus largement aux institutions, ces « dispositifs coercitifs visant à faire tenir une société à distance et à surmonter la divergence radicale des points de vue » . »

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Slides des séances passées :

• 18 nov 2013
Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Le rôle des visualisations de données dans la recherche sur les cultures numériques

• 16 déc 2013
Anne Dalsuet (philosophe, auteure de ‘T’es sur Facebook’, Flammarion 2013), Stéphane Vial (Université de Nîmes)
Amitié et manifestation d’autrui : pour une philosophie des réseaux sociaux numériques

• 20 janv 2014
Nicolas Colin (The Family)
L’Âge de la multitude : Enjeux économiques et de gouvernance après la révolution numérique   

• 17 févr 2014
Estelle Aubouin (CELSA), Sylvain Abel (ISCOM)
Le web éphémère : de 4chan à Snapchat

• 17 mars 2014

Paola Tubaro (U. of Greenwich, CNRS), Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Web et privacy : le renoncement à la vie privée n’a jamais eu lieu

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Prochaines séances 2013/14 :

•19 mai 2014
Louise Merzeau (Paris Ouest Nanterre La Défense)
Identité numérique vs. présence numérique

•16 juin 2014
Simon Chignard (donneesouvertes.info ) et Samuel Goëta (Telecom ParisTech)
Le mouvement « open data »

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[Slides] Séminaire EHESS AA Casilli & P Tubaro – ‘Web et privacy : le renoncement à la vie privée n’a jamais eu lieu’

Dans le cadre de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, j’ai eu le plaisir d’accueillir Paola Tubaro (maître de conférences à l’Université de Greenwich, Londres) pour une séance « à deux voix » à l’occasion de la parution de notre dernier livre Against the Hypothesis of the End of Privacy. An Agent-Based Modelling Approach to Social Media, publié en 2014 par la maison d’édition Springer.

Antonio A. CASILLI

Paola TUBARO

Web et privacy : sur le prétendu renoncement à la vie privée des utilisateurs d’Internet

Intervenants : Paola Tubaro (University of Greenwich, Londres) — Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech / EHESS)

Depuis désormais quelques années, plusieurs voix se lèvent pour dénoncer l’érosion apparemment inexorable de la vie privée dans le web social. En s’adonnant à une surveillance mutuelle et participative, les internautes renoncent-ils volontairement à la protection de leurs données personnelles ? Notre intervention revient sur les événements et les controverses qui ont marqué l’évolution des services de networking en ligne, les modèles d’affaires des entreprises qui en fournissent, et les usages des réseaux finalisés à la formation de capital social, pour montrer que la vie privée a encore de beaux jours devant elle. En adoptant une approche multidisciplinaire permettant un dialogue entre histoire, droit, sociologie et économie, cette intervention propose un changement de perspective, interprétant la privacy non plus au sens juridique classique, comme un noyau individuel à protéger contre toute pénétration par des tiers, mais en son sens social, comme un processus de négociation inter-subjective. La discussion porte sur la manière dont, au travers du travail des associations d’usagers et des organismes préposés à la défense de leurs droits, ces conditions peuvent être remplies.

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Prochaines séances 2013/14 :

•28 avr 2014

Nicolas Auray (Telecom ParisTech)
Ethique et professionalisation du hacking

•19 mai 2014
Louise Merzeau (Paris Ouest Nanterre La Défense)
Identité numérique vs. présence numérique

•16 juin 2014
Simon Chignard (donneesouvertes.info ) et Samuel Goëta (Telecom ParisTech)
Le mouvement « open data »

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30 références pour démystifier 10 idées reçues sur le numérique #pdlt

Hello folks,

si vous êtes des habitués de ce blog ou si vous arrivez ici après avoir écouté l’émission Place de la Toile « 10 idées reçues sur la Toile » (France Culture, 1 mars 2014), ce petit billet présente une liste non exhaustive de références liées au sujet de l’émission. Aiguillonnés par Xavier de la Porte et Thibault Henneton, je me suis penché avec Amaëlle Guiton sur des exemples de « sagesse conventionnelle » (conventional wisdom) communément associés au numérique – pour les complexifier, les décortiquer, parfois les démentir. Personnellement, c’est un exercice auquel je m’adonne assez souvent (par ex. ici, ici ou ici)…

http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-dix-idees-recues-sur-la-toile-2014-03-01

Place de la Toile – France Culture

Revoilà donc les idées reçues que nous avons traité, résumées pour vous et agrémentées de liens vers des ressources bibliographiques, pour vos moments de curiosité intellectuelle.

1. Internet, c’est le virtuel

- Casilli, Antonio A. (2009) « Culture numérique : L’adieu au corps n’a jamais eu lieu ». Esprit, n° 353, p. 151-153.
– Jurgenson, Nathan (2011) « Digital Dualism versus Augmented Reality ». Cyborgology, 24 février.
– Vial, Stéphane (2014) « Contre le virtuel. Une déconstruction ». Médiation Et Information, n° 37,  « Les Territoires du Virtuel »,  p. 177-188.

 

2. Internet, c’est l’accélération du temps

- Crary, Jonathan (2013) 24 /7. Late Capitalism and the Ends of Sleep. Londres, Verso.
– Marinetti, Filippo Tommaso (1909) « Manifeste du Futurisme ». Le Figaro, 20 février.
– Rosa, Hartmut (2010) Accélération. Une critique sociale du temps, Paris, La Découverte.

 

3. Nous sommes addicts à nos outils

- Byun, Sookeun et al. (2009) « Internet Addiction: Metasynthesis of 1996–2006 Quantitative Research ». CyberPsychology & Behavior, vol. 12, n°. 2, p. 203-207.
– Leroux, Yann (2009) « Il n’y a pas d’addiction aux jeux vidéo ». Le Monde.fr, 27 mars.
– Bach, Jean-François, Tisseron, Serge, Houdé, Olivier et Pierre Léna (2013) L’enfant et les écrans. Avis de l’Académie des sciences, Paris, Éditions Le Pommier.

 

4. Internet est une jungle (rumeurs, circulation virale, harcèlement…)

- Beauvisage, Thomas, Beuscart, Jean-Samuel, Couronné, Thomas et Kevin Mellet (2012) « Le succès sur Internet repose-t-ilsur la contagion ? Une analyse desrecherches sur la viralité ». Tracés, n° 21, p. 151-166.
– boyd, danah (2014) It’s Complicated. The Social Lives of Networked Teens, New Haven, Yale University Press.
– Wade, Samuel (2013) « Lawyers Criticize ‘Straitjacket’ for Online Rumors ». China Digital Times (CDT), 10 septembre.

 

5. Les médias sociaux galvaudent l’amitié

- Casilli, Antonio A. (2010) Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ?, Paris, Seuil.
– Dalsuet, Anne (2013) T’es sur Facebook. Qu’est-ce que les réseaux sociaux changent à l’amitié ?, Paris, Flammarion.
– Doueihi, Milad (2011) Pour un humanisme numérique. Paris, Seuil.

 

6. Internet, c’est la fin de la vie privée

- Casilli, Antonio A. (2013) « Contre l’hypothèse de la ‘fin de la vie privée' ». Revue française des sciences de l’information et de la communication, n° 3.
– Manach, Jean-Marc (2009)  La vie privée, un problème de vieux cons ?, Limoges, Fyp éditions.
– Nissenbaum, Helen (2009) Privacy in Context. Technology, Policy, and the Integrity of Social Life. Palo Alto, Stanford University Press.

 

7. Internet, c’est le nombrilisme généralisé

- Borsook, Paulina (2000) Cyberselfish: A Critical Romp through the Terribly Libertarian Culture of High Tech. New York, PublicAffairs.
– Cardon, Dominique (2010) La démocratie Internet. Promesses et limites. Paris, Seuil.
– Rainie, Lee et Barry Wellman (2012) Networked the New Social Operating System. Cambridge, Mass: MIT Press.

 

8. Les digital natives ne sont pas comme nous

- Bennett, Sue, Maton, Karl et Lisa Kervin (2008) « The ‘digital Natives’ Debate: A Critical Review of the Evidence ». British Journal of Educational Technology, vol. 39, nᵒ 5, p. 775–786.
– Hargittai, Eszter (2010) « Digital Na(t)ives? Variation in Internet Skills and Uses among Members of the ‘Net Generation' ». Sociological Inquiry, vol. 80, n° 1, p. 92-113.
– Jones, Chris, Ramanau, Ruslan, Cross, Simon et Graham Healing (2010). « Net generation or Digital Natives: Is there a distinct new generation entering university? ». Computers & Education, vol. 54, n° 3, pp. 722–732.

 

9. Internet, c’est le règne de la gratuité

- Barbrook, Richard (2005 [1998]) « The High-Tech Gift Economy ». First Monday, Special issue n° 3.
– Casilli, Antonio A. (2013) « Qu’est-ce que le Digital Labor ? (Audio + slides + biblio) », Bodyspacesociety, 01 avril.
– Scholz, Trebor (2013) « Why Does Digital Labor Matter Now? », in Id. (dir.) Digital Labor. The Internet as playground and factory, New York, Routledge.

 

10. Internet, c’est le triomphe des individus (fin de l’intermédiation)

- Combes Yolande et Sofia Kocergin (2008) « L’intermédiation sur internet : un objet de questionnement pour les industries culturelles »XVIe Congrès SFSIC.
– Eysenbach, Günther (2008) « Medicine 2.0: Social Networking, Collaboration, Participation, Apomediation, and Openness ». Journal of Medical Internet Research, vol. 10, n° 3.
– Lévi-Strauss, Claude (1995), « Sur les brisées d’un humaniste ». Pierre Dreyfus (1907-1994), Paris, Gallimard, p. 83-86.

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