[Séminaire EHESS] Boris Beaude : Internet, espace et société (18 mai 2015, 17h) #ecnEHESS

Séminaire ouvert aux auditeurs libres Formulaire d’inscription

Pour la dernière date de l’année 2014/15 de mon séminaire Etudier les cultures du numérique, nous avons le plaisir d’accueillir Boris Beaude (EPFL) pour une séance consacrée aux approches géographiques, politiques et sociales de la spatialité d’Internet.

Le séminaire aura lieu le lundi 18 mai 2015 de 17h à 20h, salle 5, EHESS, 105 bd. Raspail, Paris.

Titre : Numérique : changer l’espace, changer la société

Intervenant : Boris Beaude (EPFL)

Avec Internet, l’espace a tant changé que la société est animée d’un mouvement dont la dynamique est peu lisible, car peu familière. Nier la réalité et la spatialité d’Internet expose à la déréalisation de nombre d’actions qui contribuent remarquablement à l’évolution du monde contemporain. Et c’est ce monde que nous risquons de ne plus comprendre, empêtré dans un matérialisme qui confond le réel et le matériel, l’espace et le territoire. Accepter cette spatialité singulière engage en revanche à en identifier les qualités, avant de se donner les moyens d’en comprendre les incidences particulières. Car les virtualités d’Internet sont tout autant porteuses d’asservissements que de libertés.
C’est pourquoi il est de plus en plus impératif de considérer l’évolution d’Internet au-delà des projets de ses concepteurs. La pluralité de ses usages, sa transformation, son appropriation et sa régulation exigent d’appréhender pleinement sa complexité. Internet est effectivement confronté à des tensions vives, qui engagent des composantes fondamentales de la coexistence. Les potentiels de liberté d’expression, de mutualisation, de gratuité, de décentralisation ou de résilience doivent de plus en plus composer avec une surveillance dont l’ampleur est inédite, une manipulation de plus en plus sophistiquée des multitudes, une affirmation de la propriété, une concentration considérable des pratiques et une vulnérabilité croissante des dispositifs techniques.
Parce qu’Internet change profondément l’espace, il change aussi la coexistence, et plus généralement la société. Le développement rapide d’Internet exige de repenser les fondements des existences collectives et les moyens de les organiser. L’avenir d’Internet est en cela encore largement à inventer, au même titre que la politique qui en assurera l’efficience. Internet partage ainsi avec le Monde, dont il ne constitue qu’une partie, la difficulté à organiser un monde commun, comme horizon politique pertinent pour l’humanité. À présent, Internet apparaît de plus en plus comme un remarquable témoin de la disjonction croissante entre la mondialisation des pratiques et la nationalisation des politiques qui les organisent.

 

Slides des séances passées :

19 novembre 2014
Antonio A. Casilli (Télécom ParisTech/EHESS)
« Le trolling en tant que ‘travail numérique’ »

15 décembre 2014
Irène Bastard (Telecom Paristech) et Christophe Prieur (Univ. Paris Diderot)
« Algopol : une expérimentation sociologique sur Facebook »

19 janvier 2015
Xavier de la Porte (Rue89)
« Retour sur l’expérience ‘Place de la Toile’ »

16 février 2015
Benjamin Tincq, Arthur De Grave (Ouishare) et Paola Tubaro (University of Greenwich/CNRS)
« L’économie collaborative : promesses et limites »

16 mars 2015
Ksenia Ermoshina (Mines ParisTech) ; Rayna Stamboliyska (IRIS Sup’ Paris)
« Conflits et militances du RuNet »

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[Slides] Séminaire EHESS Conflits et militances dans les interwebs russophones (16 mars 2015) #ecnEHESS

Pour la cinquième séance de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques j’ai eu le plaisir d’accueillir Ksenia Ermoshina (Centre de Sociologie de l’Innovation, Mines ParisTech) et Rayna Stamboliyska (IRIS Sup’ Paris) pour parler des usages militants (et militaires) des technologies internet et mobiles dans le RuNet, la Toile russophone.v Le séminaire a eu lieu le lundi 16 mars 2015. Voilà les slides des deux interventions :

Rayna StamboliyskaContes et légendes du RuNet (#ecnEHESS 16 mars 2015)

Ksenia Ermoshina – Code warriors et civic apps Russes (#ecnEHESS 16 mars 2015)

Titre : Conflits et militances du RuNet : enjeux techno-politiques des réseaux russophones.

Intervenantes : Ksenia Ermoshina (Centre de Sociologie de l’Innovation, Mines ParisTech) ; Rayna Stamboliyska (IRIS Sup’ Paris).

Résumé : Aujourd’hui, la Russie tient surtout le rôle du grand méchant loup dans le tapage médiatique autour du conflit en cours dans l’Ukraine de l’Est. Mais des principes-clé sont totalement absents de cette conversation, notamment l’idéologie sous-tendant les grands développements géopolitiques actuels et le point de vue « local », nécessaires pour introduire la nuance dans ce tableau médiatique manichéen. Le cyberespace russe ou RuNet tient une place de choix dans l’implémentation de positions idéologiques précises et constitue un cas d’école de guerre de l’information où se rencontrent et côtoient des trolls et des opinion leaders (ou vice-versa). 

Au travers d’une exploration de cas concrets embrassant aussi bien la structuration du RuNet, les guerres informationnelles autour de la crise ukrainienne et le civic hacking russe, nous souhaitons amorcer une conversation intelligente, intelligible et équilibrée autour de la place de la Russie dans les interwebs. Nos exemples viseront plus spécifiquement à montrer comment se fait l’instrumentalisation du côté « apolitique » et à expliciter les manières dont est façonnée l’opinion publique à travers la création d’outils législatifs et techniques telles que des applications web et mobiles lesquelles parviennent à transformer des défis très concrets et quotidiens (toits qui coulent, nids-de-poule sur les routes, parkings illégaux, etc.) en armes politiques utilisées dans des campagnes militants, politiques et législatives.

Slides des séances passées :

19 novembre 2014
Antonio A. Casilli (Télécom ParisTech/EHESS)
« Le trolling en tant que ‘travail numérique’ »

15 décembre 2014
Irène Bastard (Telecom Paristech) et Christophe Prieur (Univ. Paris Diderot)
« Algopol : une expérimentation sociologique sur Facebook »

19 janvier 2015
Xavier de la Porte (Rue89)
« Retour sur l’expérience ‘Place de la Toile’ »

16 février 2015
Benjamin Tincq, Arthur De Grave (Ouishare) et Paola Tubaro (University of Greenwich/CNRS)
« L’économie collaborative : promesses et limites »

Prochaine séance :

Lundi 18 mai 2015
Boris Beaude (EPFL)
« Numérique : changer l’espace, changer la société »
salle 5, 17h-20h

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[Slides] Séminaire EHESS Benjamin Tincq et Arthur De Grave “L’économie collaborative” (16 févr 2015) #ecnEHESS

Pour la quatrième séance de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques nous avons eu le plaisir d’accueillir Benjamin Tincq, spécialiste de l’économie collaborative et contributive et co-fondateur du collectif international OuiShare et Arthur de Grave, coordinateur parisien et animateur du magazine Ouishare. Ils ont été accompagnés par Paola Tubaro (Université de Greenwich/CNRS) qui a tenu le rôle de discutante. Voilà les slides de leur intervention :

L'Economie collaborative – Séminaire EHESS Benjamin Tincq, Arthur de Grave from Bodyspacesociety Blog

L’économie collaborative : promesses et limites

Intervenants : Benjamin Tincq, Arthur de Grave
Discutant : Paola Tubaro

Depuis une dizaine d’années, et avec une accélération notoire au début des années 2010, un nouveau mode d’organisation des rapports économiques et sociaux fascine, inspire ou effraie les acteurs dits traditionnels. Plateformes et systèmes locaux d’échanges de biens et de services entre particuliers, circuits courts, production de savoirs en communs, fabrication distribuée dans des fab labs, coworking, financement participatif, monnaies complémentaires…  Ce modèle, basé sur les échanges dits “peer-to-peer” et qui peut-être vu comme un prolongement dans le monde physique des pratiques qui ont émergé dans l’espace numérique, c’est l’économie collaborative.

Si ses contours peuvent encore faire débats dans les milieux académiques, on peut toutefois la définir comme l’ensemble des pratiques et des modèles économiques organisés en réseaux, ou de communautés d’usagers, lesquels endossent tour à tour les casquettes de “consommateur” et de “producteur”.  Son développement apparaît aujourd’hui exponentiel, notamment par le prisme de la croissance fulgurante des plateformes de consommation collaborative telles qu’Airbnb et BlaBlaCar, des montants collectés en financement participatifs qui doublent tous les ans, tout comme le nombre de Fab Labs…  Beaucoup des modèles de l’économie collaborative portent en eux des promesses d’empowerment, de lien social ou et soutenabilité, mais ces dernières ne sont pas exemptes de frictions : conflits avec les acteurs économiques historiques ou les règlementations existantes, risques d’hyper concentration de la valeur pouvant aller à l’encontre des objectifs initiaux, impacts sur la définition même du travail et du contrat social, extension du domaine de la propriété intellectuelle.

Slides des séances passées : Mercredi 19 novembre 2014
Antonio A. Casilli (Télécom ParisTech/EHESS)
« Le trolling en tant que ‘travail numérique’ »Lundi 15 décembre 2014
Irène Bastard (Telecom Paristech) et Christophe Prieur (Univ. Paris Diderot)
« Algopol : une expérimentation sociologique sur Facebook »Lundi 19 janvier 2015
Xavier de la Porte (Rue89)
« Retour sur l’expérience ‘Place de la Toile’ »Détail des prochaines séances :

Lundi 16 mars 2015
Ksenia Ermoshina (Mines ParisTech) et Rayna Stamboliyska (IRIS Sup’)
« Internet et militance en Russie »
salle 5, 17h-20h

Lundi 18 mai 2015
Boris Beaude (EPFL)
« Numérique : changer l’espace, changer la société »
salle 5, 17h-20h

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Programme 2014/15 de mon séminaire ‘Etudier les cultures du numérique’ #ecnEHESS

ENFIN ! Pour la septième année consécutive (et après avoir risqué d’être annulé d’office par l’EHESS) (et après avoir pris un retard fou), le séminaire Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques (#ecnEHESS) reprend pour l’année universitaire 2014/15. Pour récompenser votre patience, le programme de cette année réserve plus d’une surprise.

semEHESS14

Comme toujours les inscriptions sont ouvertes aux auditeurs libres : il suffit d’envoyer un petit mail gentil via ce formulaire. La première séance aura lieu le mercredi 19 novembre 2014. Les séances successives, le troisième lundi de chaque mois de 17h à 20h. NB: le seminaire a lieu à l’EHESS, 105 bd. Raspail, de 17 à 20h. Pour les dates et les salles, se référer à la page de l’enseignement.

Programme « Etudier les Cultures du Numérique »

 

  • Mercredi 19 novembre 2014
    Antonio Casilli (Télécom ParisTech/EHESS)
    « Le trolling en tant que ‘travail numérique' »
    salle 2, 17h-20h

 

  • Lundi 15 décembre 2014
    Irène Bastard (Telecom Paristech) et Christophe Prieur (Univ. Paris Diderot)
    « Algopol : une expérimentation sociologique sur Facebook »
    salle 2, 17h-20h

 

  • Lundi 19 janvier 2015
    Xavier de la Porte (Rue89)
    « Radio et cultures numériques : Retour sur l’expérience ‘Place de la Toile' »
    salle 5, 17h-20h

 

  • Lundi 16 février 2015
    Benjamin Tincq (Ouishare) et Paola Tubaro (University of Greenwich/CNRS)
    « L’économie collaborative : promesses et limites »
    salle 5, 17h-20h

 

  • Lundi 16 mars 2015
    Ksenia Ermoshina (Mines ParisTech) et Rayna Stamboliyska (IRIS Sup’)
    « Internet et militance en Russie »
    salle 5, 17h-20h

 

  • Lundi 18 mai 2015
    Boris Beaude (EPFL)
    « Numérique : changer l’espace, changer la société »
    salle 5, 17h-20h
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[Slides] Séminaire EHESS ‘Le mouvement open data : histoire et controverses’ Simon Chignard & Samuel Goëta

Pour la dernière séance de l’année de mon enseignement EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, nous avons eu le plaisir d’accueillir Simon Chignard (auteur de l’ouvrage Open Data, Fyp Editions, 2012 et editeur de data.gouv.fr, plateforme ouverte d’Etalab) et Samuel Goëta (doctorant Telecom Paristech et co-fondateur d’Open Knowledge Foundation France). Le séminaire, centré sur les données ouvertes, a eu lieu le lundi 16 juin 2014, à l’EHESS, Paris. Voilà les slides :

Les controverses de l’open data au regard de l’histoire du mouvement (Simon Chignard & Samuel Goëta)

Titre : Les controverses de l’open data au regard de l’histoire du mouvement

L’open data ou ouverture des données désigne la mise à disposition de manière publique, gratuite et proactive de données que chacun peut librement consulter, modifier et utiliser. Le G8 de Lough Erne en 2013 a acté que l’open data devait devenir la pratique par défaut des administrations des pays signataires. Alors que l’ouverture des données semble devenir une priorité des gouvernements, comment le mouvement open data est parvenu à s’imposer dans le débat public comme une revendication essentielle de transparence, d’innovation et de modernisation des administrations ? Quelles sont ses racines profondes ? Quels réseaux d’acteurs ont été mobilisé pour aboutir à la stabilisation progressive des définitions et des pratiques de l’ouverture de données ? Au regard de cette histoire ancienne, il s’agit aussi de comprendre comment les contradictions du mouvement continuent d’influencer les controverses actuelles autour de l’ouverture des données. Nous discuterons les débats suivants en particulier : l’anonymisation des données, les risques d’enclosures, les réticences administratives et la difficile participation des citoyens à la réutilisation des données.


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Slides des séances passées :

• 18 nov 2013
Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Le rôle des visualisations de données dans la recherche sur les cultures numériques

• 16 déc 2013
Anne Dalsuet (philosophe, auteure de ‘T’es sur Facebook’, Flammarion 2013), Stéphane Vial (Université de Nîmes)
Amitié et manifestation d’autrui : pour une philosophie des réseaux sociaux numériques

• 20 janv 2014
Nicolas Colin (The Family)
L’Âge de la multitude : Enjeux économiques et de gouvernance après la révolution numérique   

• 17 févr 2014
Estelle Aubouin (CELSA), Sylvain Abel (ISCOM)
Le web éphémère : de 4chan à Snapchat

• 17 mars 2014

Paola Tubaro (U. of Greenwich, CNRS), Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Web et privacy : le renoncement à la vie privée n’a jamais eu lieu

• 28 avril 2014

Nicolas Auray (Telecom ParisTech, EHESS)
Débattre de l’officieux. Une contradiction interne au hackérisme

• 19 mai 2014

Louise Merzeau (Paris Ouest Nanterre La Défense)
Présence numérique : traces, éditorialisation, mémoire

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[Séminaire EHESS] Nicolas Auray : Hacker, Etat et politique (28 avril 2014, 17h)

Dans le cadre de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, nous avons eu le plaisir d’accueillir Nicolas Auray, maître de conférences HDR à Télécom ParisTech et chercheur associé au laboratoire Théories du Politique (LabTop). La séance, centrée sur hacker, Etat et politique,  a eu lieu le lundi 28 avril 2014, de 17h à 19h à l’EHESS, salle 6, 105 bd. Raspail, Paris (6e arrondissement).

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Titre : Débattre de l’officieux. Une contradiction interne au hackérisme

Intervenant : Nicolas Auray

Résumé : « Le propos visera tout d’abord à faire l’histoire de la manière dont se sont nouées, dans l’espace des cultures digitales, une stratégie d’auto-appellation comme hackers de collectifs aux contours flous qui se sont reconnus avant tout autour de « bons exemples »,  et des pratiques organisées qui ont transformé l’Etat, le capitalisme et les modèles de la démocratie. Pour cela, je partirai d’une enquête historique et cartographique sur le hackerisme, comme catégorie attributive, et chercherai à montrer son extension à de nouveaux groupes, mais aussi une opposition entre trois registres cadrant ses expérimentations politiques. L’exposé visera aussi à documenter l’originalité de la période postérieure à 2008, et à stimuler des réflexions quant au rapport entre « politique des hackers » et transformation de l’Etat. Face à une certaine naïveté propre au discours pour la transparence porté par certains hackers, il s’agit de clarifier les voies possibles par lesquelles cette politique radicale amène à penser l’écart entre officiel et officieux. En amenant à discuter des frontières de l’officieux, les hackers touchent à l’Etat, et plus largement aux institutions, ces « dispositifs coercitifs visant à faire tenir une société à distance et à surmonter la divergence radicale des points de vue » . »

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Slides des séances passées :

• 18 nov 2013
Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Le rôle des visualisations de données dans la recherche sur les cultures numériques

• 16 déc 2013
Anne Dalsuet (philosophe, auteure de ‘T’es sur Facebook’, Flammarion 2013), Stéphane Vial (Université de Nîmes)
Amitié et manifestation d’autrui : pour une philosophie des réseaux sociaux numériques

• 20 janv 2014
Nicolas Colin (The Family)
L’Âge de la multitude : Enjeux économiques et de gouvernance après la révolution numérique   

• 17 févr 2014
Estelle Aubouin (CELSA), Sylvain Abel (ISCOM)
Le web éphémère : de 4chan à Snapchat

• 17 mars 2014

Paola Tubaro (U. of Greenwich, CNRS), Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, EHESS)
Web et privacy : le renoncement à la vie privée n’a jamais eu lieu

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Prochaines séances 2013/14 :

•19 mai 2014
Louise Merzeau (Paris Ouest Nanterre La Défense)
Identité numérique vs. présence numérique

•16 juin 2014
Simon Chignard (donneesouvertes.info ) et Samuel Goëta (Telecom ParisTech)
Le mouvement « open data »

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30 références pour démystifier 10 idées reçues sur le numérique #pdlt

Hello folks,

si vous êtes des habitués de ce blog ou si vous arrivez ici après avoir écouté l’émission Place de la Toile « 10 idées reçues sur la Toile » (France Culture, 1 mars 2014), ce petit billet présente une liste non exhaustive de références liées au sujet de l’émission. Aiguillonnés par Xavier de la Porte et Thibault Henneton, je me suis penché avec Amaëlle Guiton sur des exemples de « sagesse conventionnelle » (conventional wisdom) communément associés au numérique – pour les complexifier, les décortiquer, parfois les démentir. Personnellement, c’est un exercice auquel je m’adonne assez souvent (par ex. ici, ici ou ici)…

http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-dix-idees-recues-sur-la-toile-2014-03-01

Place de la Toile – France Culture

Revoilà donc les idées reçues que nous avons traité, résumées pour vous et agrémentées de liens vers des ressources bibliographiques, pour vos moments de curiosité intellectuelle.

1. Internet, c’est le virtuel

– Casilli, Antonio A. (2009) « Culture numérique : L’adieu au corps n’a jamais eu lieu ». Esprit, n° 353, p. 151-153.
– Jurgenson, Nathan (2011) « Digital Dualism versus Augmented Reality ». Cyborgology, 24 février.
– Vial, Stéphane (2014) « Contre le virtuel. Une déconstruction ». Médiation Et Information, n° 37,  « Les Territoires du Virtuel »,  p. 177-188.

 

2. Internet, c’est l’accélération du temps

– Crary, Jonathan (2013) 24 /7. Late Capitalism and the Ends of Sleep. Londres, Verso.
– Marinetti, Filippo Tommaso (1909) « Manifeste du Futurisme ». Le Figaro, 20 février.
– Rosa, Hartmut (2010) Accélération. Une critique sociale du temps, Paris, La Découverte.

 

3. Nous sommes addicts à nos outils

– Byun, Sookeun et al. (2009) « Internet Addiction: Metasynthesis of 1996–2006 Quantitative Research ». CyberPsychology & Behavior, vol. 12, n°. 2, p. 203-207.
– Leroux, Yann (2009) « Il n’y a pas d’addiction aux jeux vidéo ». Le Monde.fr, 27 mars.
– Bach, Jean-François, Tisseron, Serge, Houdé, Olivier et Pierre Léna (2013) L’enfant et les écrans. Avis de l’Académie des sciences, Paris, Éditions Le Pommier.

 

4. Internet est une jungle (rumeurs, circulation virale, harcèlement…)

– Beauvisage, Thomas, Beuscart, Jean-Samuel, Couronné, Thomas et Kevin Mellet (2012) « Le succès sur Internet repose-t-ilsur la contagion ? Une analyse desrecherches sur la viralité ». Tracés, n° 21, p. 151-166.
– boyd, danah (2014) It’s Complicated. The Social Lives of Networked Teens, New Haven, Yale University Press.
– Wade, Samuel (2013) « Lawyers Criticize ‘Straitjacket’ for Online Rumors ». China Digital Times (CDT), 10 septembre.

 

5. Les médias sociaux galvaudent l’amitié

– Casilli, Antonio A. (2010) Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ?, Paris, Seuil.
– Dalsuet, Anne (2013) T’es sur Facebook. Qu’est-ce que les réseaux sociaux changent à l’amitié ?, Paris, Flammarion.
– Doueihi, Milad (2011) Pour un humanisme numérique. Paris, Seuil.

 

6. Internet, c’est la fin de la vie privée

– Casilli, Antonio A. (2013) « Contre l’hypothèse de la ‘fin de la vie privée' ». Revue française des sciences de l’information et de la communication, n° 3.
– Manach, Jean-Marc (2009)  La vie privée, un problème de vieux cons ?, Limoges, Fyp éditions.
– Nissenbaum, Helen (2009) Privacy in Context. Technology, Policy, and the Integrity of Social Life. Palo Alto, Stanford University Press.

 

7. Internet, c’est le nombrilisme généralisé

– Borsook, Paulina (2000) Cyberselfish: A Critical Romp through the Terribly Libertarian Culture of High Tech. New York, PublicAffairs.
– Cardon, Dominique (2010) La démocratie Internet. Promesses et limites. Paris, Seuil.
– Rainie, Lee et Barry Wellman (2012) Networked the New Social Operating System. Cambridge, Mass: MIT Press.

 

8. Les digital natives ne sont pas comme nous

– Bennett, Sue, Maton, Karl et Lisa Kervin (2008) « The ‘digital Natives’ Debate: A Critical Review of the Evidence ». British Journal of Educational Technology, vol. 39, nᵒ 5, p. 775–786.
– Hargittai, Eszter (2010) « Digital Na(t)ives? Variation in Internet Skills and Uses among Members of the ‘Net Generation' ». Sociological Inquiry, vol. 80, n° 1, p. 92-113.
– Jones, Chris, Ramanau, Ruslan, Cross, Simon et Graham Healing (2010). « Net generation or Digital Natives: Is there a distinct new generation entering university? ». Computers & Education, vol. 54, n° 3, pp. 722–732.

 

9. Internet, c’est le règne de la gratuité

– Barbrook, Richard (2005 [1998]) « The High-Tech Gift Economy ». First Monday, Special issue n° 3.
– Casilli, Antonio A. (2013) « Qu’est-ce que le Digital Labor ? (Audio + slides + biblio) », Bodyspacesociety, 01 avril.
– Scholz, Trebor (2013) « Why Does Digital Labor Matter Now? », in Id. (dir.) Digital Labor. The Internet as playground and factory, New York, Routledge.

 

10. Internet, c’est le triomphe des individus (fin de l’intermédiation)

– Combes Yolande et Sofia Kocergin (2008) « L’intermédiation sur internet : un objet de questionnement pour les industries culturelles »XVIe Congrès SFSIC.
– Eysenbach, Günther (2008) « Medicine 2.0: Social Networking, Collaboration, Participation, Apomediation, and Openness ». Journal of Medical Internet Research, vol. 10, n° 3.
– Lévi-Strauss, Claude (1995), « Sur les brisées d’un humaniste ». Pierre Dreyfus (1907-1994), Paris, Gallimard, p. 83-86.

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Web Index 2013: the USA join the ranks of Egypt, Kenya and Malaysia for censorship and surveillance

2013 is coming to an end, and it’s time to take stock at the (disastrous) state of our digital freedoms. Every year the World Wide Web Foundation issues the Web Index, a multi-dimensional measure of global Web growth and impact. And this year, Edward Snowden’s revelations and the NSA scandal have definitely taken their toll. Just have a look at the map below: US, UK, Canada, and Australia join the ranks of Malaysia, Mali, Kenya, Egypt, and Yemen as countries where ‘citizens have little or no protection against government surveillance’.

WebIndexCensorship
Map of censorship and surveillance around the world. Click to enlarge. Source: Web Index 2013.

 

If you want to read the report, you can download it here.

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Technologies for Political and Social Innovation: Joint Workshop Stanford / ParisTech (Paris, Dec. 3, 2013)

In the last few months, with a small team of dedicated colleagues from Mines Paristech and Telecom Paristech (all belonging to the newborn i3 – Interdisciplinary Institute on Innovation), we’ve been working on a partnership with Stanford’s Peace Innovation Lab (PIL). In view of formalizing and rendering effective this new research venture, we’ll be holding the open workshop Technologies for Political and Social Innovation on Tuesday, December 3rd, 2013 at Telecom ParisTech 46 rue Barrault, F-75013 Paris

PILi3

Joint Workshop Stanford Peace Innovation Lab (PIL) ParisTech Interdisciplinary Institute on Innovation i3

Tuesday, December 3rd, 2013 – Telecom ParisTech 46 rue Barrault, F-75013 Paris [getting there]

Participating Institutions:

i3 Interdisciplinary Institute on Innovation Stanford Peace Innovation Lab

Organizing team

  • Margarita Quihuis, Mark Nelson – Stanford University Peace Innovation Lab
  • Antonio Casilli, Dana Diminescu, Annie Gentès, Armand Hatchuel, Gérard Pogorel – Mines ParisTech / Telecom ParisTech Interdisciplinary Institute on Innovation i3

This Workshop intends to illustrate the convergence and interactions…

… of lines of research and activities pursued at both the Stanford University Peace Innovation Lab (PIL) and ParisTech Interdisciplinary Institute on Innovation i3, and explore avenues of collaboration between the organizers and invited researchers.

This first workshop will focus on Technologies for Political and Social Innovation.

Draft Programme

9:00-9:30 Introduction

  • Gérard Pogorel, i3 Navigating cosmopolitism and the pitfalls of directism: Internet 2.0 or Internet 0.2?

09:30-11:00 Peace Innovation Lab: a Design Project

  • Mark Nelson, Stanford Peace Innovation Lab
  • Niels Einar Veirum, Aalborg University and Stanford Peace Innovation Lab
  • Morten Karnøe Søndergaard, Aalborg University
  • François Huguet, i3
  • Annie Gentès, i3

11:00-11:20 Break

11:20-12:30 Do design models engage political models? Comment des pratiques de design reposent sur des modèles politiques

  • Bill Gaver, Goldsmiths College
  • Annie Gentès, i3
  • Alison Powell, London School of Economics & Political Sciences

12:30-12:50 General discussion

13:00- Buffet Lunch

14:00-15:00 Redefining social and political structures and hierarchies

  • Antonio Casilli, i3 Conflicts/Social Networks
  • Nicolas Auray, i3 Redécrire le crypto anarchisme des hackers: attitudes des hackers par rapport à l’État

15:00-16:00 Can design theory contribute to peace processes?

  • Armand Hatchuel, i3
  • Workshop organisers

16:00-17:00 General Discussion & Future plans

 

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[Slides] Séminaire EHESS : le rôle des visualisations de données dans la recherche sur les cultures numériques

Lundi 18 novembre 2013 à 17h, a eu lieu la première séance 2013/14 de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques. Voilà les slides :

Le rôle des visualisations de données dans la recherche sur les cultures numériques

Face à la multiplication des dispositifs de création et de gestion des données, des outils innovants pour leur exploitation se sont développés, en particulier dans le domaine de la visualisation. En passant par des exemples de dataviz appliquées à l’analyse des réseaux sociaux, nous discuterons la signification et les conséquences de l’«esthétisation de la donnée» : d’une part la promesse d’aider la démocratisation de l’accès aux résultats de la recherche, de l’autre le risque de réification de la donnée et de dissimulation des conditions matérielles de sa production. Surtout à l’aune de l’émergence des big data, la question de la visualisation des données s’avère inextricable de celle relative au régime social de sa production, structuration, documentation et acquisition.

Le séminaire a lieu à l’EHESS tous les troisièmes lundi du mois (sauf pour le mois d’avril, pour lequel le quatrième lundi est retenu). Pour le détail des dates et les salles, se référer à la page web de l’enseignement.  Pour une présentation générale du séminaire, voir le programme publié sur Bodyspacesociety.

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