hOolydaaAy! (see you in September)

Hello hello,

I know I’ve been even less regular in my updates of this blog, but believe me: it’s been a busy summer. We’ve completed the report of the ANAMIA project, and given the final go for the manuscript of our upcoming Springer book based on the THEOP project. I’ll tell you more about this once I come back from my craved, well deserved, meticulously planned, ridiculously long HOLIDAY.

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Bye bye, La Grande Table

Le vendredi 19 juillet 2013, Caroline Broué a accueilli une délégation des chroniqueurs de La Grande Table pour un dernier épisode avant la fin de la saison – et avant de démobiliser « la brigade ». Par ce terme on a désigné, dans le jargon propre à l’émission, le groupe d’une cinquantaine d’écrivains, artistes, chercheurs et intellectuels assortis qui a animé la première partie du magazine culturel du midi sur France Culture. Je l’avais intégré en 2011, sur invitation de Caroline même, et de Raphaël Bourgois, producteur de l’émission. Une expérience enrichissante, qui m’a permis de rentrer dans l’actualité des débats intellectuels français et internationaux, de sortir quelque peu de mon rôle de « docteur ès geekeries », de côtoyer des personnes que j’admire, et – parfois – de me disputer avec eux à l’antenne ;)

La Brigade de la Grande Table dans les locaux de France Culture. De gauche à droite : (debout) Tobie Nathan, Pascal Ory, Gérard Mordillat, Mathieu Potte-Bonneville, Fabienne Servan-Schreiber, Antonio A. Casilli, Caroline Broué, Dominique Cardon, (assis) Christophe Prochasson, André Gunthert, Raphaël Bourgois.

 

C’est le moment donc de remercier tou(te)s : les autres brigadistes/brigadiers, les journalistes, les producteurs, les stagiaires et les techniciens (la quantité de gens nécessaire pour faire marcher une émission…). Et je vous laisse avec une petite sélection de podcasts d’épisodes de La Grande Table auxquels j’ai eu le plaisir de participer :

- L’accès ouvert aux revues en sciences humaines et sociales – 15.04.2013

- Beppe Grillo et le populisme 2.0 en Italie – 28.03.2013

- Guy Debord à la BNF – 22.03.2013

- A propos du rapport de l’Académie des Sciences L’enfant et les écrans – 08.02.2013

- Pour les 30 ans du protocôle TCP/IP – 29.01.2013

A l’occasion de la parution de Karaoke Culture de Dubravka Ugresic – 31.12.2012

- A l’occasion du colloque BNF Comprendre le phénomène pro-ana – 29.11.2012

- Nouvelles mythologies : de la voiture au smartphone – 04.10.2012

- La NSA et le loi LOPPSI : extension du domaine de la surveillance sur Internet – 23.05.2012

- Pour le centenaire d’Alan Turing – 25.04.2012

- L’affaire Megaupload : le début de « l’Internet de plomb » ? – 08.02.2012

- L’intimité à l’épreuve des réseaux sociaux numériques – 05.01.2012

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[Séminaire EHESS] « Cabinet de curiosité du trading algorithmique » (18 juin 2013, 17h)

Pour la dernière séance de l’édition 2012/13 de mon séminaire Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, nous avons accueilli le collectif RYBN, « plateforme de recherche artistique extradisciplinaire », pour une séance spéciale : un regard d’artiste(s) sur l’automatisation des marchés boursiers, son histoire, son évolution et ses risques.

Le séminaire a eu lieu le mardi 18 juin 2013 en salle 5, EHESS, 105 bd. Raspail, Paris.

TITRE : « Cabinet de curiosité du trading algorithmique »

INTERVENANT : RYBN.ORG

RESUMÉ : Tout au long de l’histoire des marchés financiers, de nombreuses stratégies ont été développées pour analyser, comprendre et prédire l’évolution des prix, afin d’en tirer des profits substantiels. Les connaissances des acteurs traditionnels des marchés – traders, cambistes, courtiers, agents de change, … – ont donné naissance à des méthodes empiriques versant parfois dans l’ésotérisme le plus total, comme le Chartisme ou l’Astrotrading. En rupture avec ces méthodologies, Louis Bachelier introduit en 1900 le mouvement Brownien dans les calculs financiers, et opère un changement radical d’approche, qui va progressivement placer les marchés sous le règne de la cybernétique. En observant certains événements récents, symptomatiques de cette transformation – le Flashcrash, le Knightmare et le Hashcrash – et les mécanismes qui en sont à l’origine, il s’agira d’affirmer le caractère techno-chamanique de la finance, et la dimension mythologique des dogmes qui fondent son pouvoir.

Articles de références :

Donald MacKenzie (2011) How to Make Money in Microseconds, London Review of Books, 33 (10): 16-18.

Nicholas Knouf (2013)  The Noises of Finance, Sounding Out!, 22 avril.

Fenwick McKelvey, Matthew Tiessen & Luke Simcoe (2013) We are what we tweet: The Problem with a Big Data World when Everything You Say is Data Mined, Culture Digitally, 3 juin.

AP Twitter Hack Claims Obama Injured In White House Explosion, The Huffington Post Canada, 23 avril.

 

Slides des séances précédentes :

* 20 novembre 2012 : Antonio A. Casilli, Lien social et vie privée à l’heure des médias sociaux.

* 18 décembre 2012 : Bruno Vétel, Serveurs dissidents : jeux vidéo en ligne et cybercriminalisation.

* 15 janvier 2013 : Éric Dagiral et Sylvain Paraisie, Des machines à scandale : vers une sociologie morale des bases de données.

* 19 février 2013 : Dana Diminescu et Sabrina Marchandise, Internet : un monde migrant.

* 19 mars 2013 : André Gunthert, Sous le radar. Un bilan de la ‘révolution des amateurs’.

* 23 avril 2013 : Fred Pailler, Porno et/ou rencontre en ligne.

* 28 mai 2013 : Paola Tubaro Pro-ana : réseaux sociaux et troubles alimentaires.

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[Slides] Séminaire EHESS de Paola Tubaro “Pro-ana : réseaux sociaux et troubles alimentaires” (28 mai 2013)

Pour la septième séance de mon séminaire Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques, nous avons eu le plaisir d’accueillir Paola Tubaro, maître de conférences à l’Université de Greenwich (Londres) et chercheure au CMH-CNRS (Paris), pour une présentation du projet de recherche franco-britannique ANAMIA. Voilà ses slides :

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Florilège de textes sur trolling, vandalisme et discorde en ligne

Hello folks,
vous êtes sans doute arrivés ici après mon interview avec Vinvin et Jean-Marc Manach au Vinvinteur (épisode 28 : « Les trolls, ce douloureux problème ») de France 5. Ce billet vous propose un petit florilège – amoureusement concocté par Votre Dévoué – de mes articles, interviews et présentations sur le trollage, le vandalisme et les formes de la discorde en ligne. Il s’agit des textes qui ont constitué la base de la version extendend play du « Gros t’chat avec Antonio Casilli ». Ps. Tous les textes sont accessibles en ligne. La seule, remarquable, exception est représentée par le chapitre sur le trolling de mon livre Les liaisons numériques pour lequel, paraît-il, il faut encore débourser des €€€ (ou alors il faut être des lecteurs super-motivés…).

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Who are the #anarcoinsultazionisti? Insurgent trolling and the politics of discord on Twitter

[Scroll down for French translation]

Are Italian trolls uniting to oust celebrities from Twitter? At least one may think so after witnessing the birth of the satirical hashtag #anarcoinsultazionisti (“anarcho-insultationists”).

A little background. Much like his French counterpart Laurent Joffrin, Italian newsman Enrico Mentana do not like the informal style of conversations going on in social media. So he left Twitter, because he couldn’t take any more abuse from his “anonymous” followers. Laura Boldrini, the president of the Chamber of Deputies, also fulminated against such examples of “online anarchy”. Yet several public figures expressed their disapproval of their colleagues “claims of immunity”, and invited them to abide by the social codes of the potentially anarchic online platforms. But what did the so-called “anonymous Twitter users” do? They tried to make sense of this new moral panic surrounding trolling, by equating – jokingly – their behaviour to a contemporary manifestation of insurrectionary anarchism.

“’Anonymous on Twitter’ is the new ‘anarcho-insurrectionist’ ”.

There’s a fine line between this little pleasantry and the birth of the anarcho-insultationist ephemeral hashtag. The latter is a perfect implementation of the « lulz » modality of political discord, which the troll ethos is so eagerly advocating. To the Italian ear, « anonymity » and « anarchy » rhyme, like in the lyrics of Addio Lugano Bella, a famous revolutionary chant composed by Pietro Gori in 1895: “Anonymous comrades, friends who remain / the social truths do spread like strong people”. To your ear, dear reader, they probably resonate with what I previously discussed elsewhere: how trolling can be regarded as a symptom of the collapse of the public sphere. Exeunt the modern democratic ideals of civilized discourse, as well as the recognizable spokespersons developing structured arguments. Enter the inappropriate comments polluting the debate, which show that the debate itself is delusional – nothing more than a political superstition. To give you a little food for thoughts, here’s a small selection of tweets (with translation): Read more

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[Video] Giornalismo partecipativo: verso la creazione di un cognitariato delle professioni dei media?

Se avete avuto modo di ascoltare la mia chiacchierata con Federico Taddia su Radio 24 (a « L’Altra Europa » del 27 aprile 2013) sapete che, nel corso dell’edizione 2013 del Festival Internazionale del Giornalismo, ho partecipato alla tavola rotonda Il citizen journalism tra sfruttamento e democratizzazione in compagnia di Giovanni Boccia Artieri (Università degli studi di Urbino) e di Mafe de Baggis (co-fondatrice di Pleens).

Il video del nostro panel è disponibile qui:

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Slides du séminaire EHESS d’Antonio Casilli “Contre l’hypothèse de la fin de la vie privée” (20 nov. 2012)

La première séance de mon séminaire EHESS Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques pour cette année universitaire a eu lieu le mardi 20 novembre 2012 à l’EHESS. Merci à tou(te)s les participant(e)s pour leur présence, leurs commentaires et leur enthousiasme. Voilà les slides de ma présentation.

TITRE : « Contre l’hypothèse de la ‘fin de la vie privée’ sur les médias sociaux : négociabilité et cyclicité de la privacy »

RESUME : « Au sein de la communauté internationale plusieurs voix se lèvent pour dénoncer l’érosion inexorable de la vie privée dans le  contexte des usages actuels du Web social. En s’adonnant à une surveillance mutuelle et participative, les internautes renoncent-ils volontairement à la protection de leurs données personnelles ? Cette intervention adopte une approche ethno-computationnelle des controverses relatives aux politiques de négociation des paramètres de confidentialité en ligne pour montrer que la vie privée a encore de beaux jours devant elle. Sous certaines conditions, des « cycles de privacy » se mettent en place. Au travers du travail des associations d’usagers et des organismes préposés à la défense de leurs droits, ces conditions peuvent être remplies. »

Lectures :

Susan B. Barnes (2006) A privacy paradox: Social networking in the United States, First Monday, 11 (9)

danah boyd (2008) Facebook’s Privacy Trainwreck: Exposure, Invasion, and Social Convergence, Convergence, 14 (1): 13-20

danah boyd & Eszter Hargittai (2010) Facebook privacy settings: Who cares?, First Monday, 15 (8)

Anders Albrechtslund (2008) Online Social Networking as Participatory Surveillance, First Monday, 13 (3)

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The academic, the wikipedian, the vandal [Full version, updated 05.11.2012]

The French translation of this essay is available on OWNI (part 1 and part 2), as installments of my column Addicted To Bad Ideas.

With the new academic year kicking in, my colleagues and I have decided to add a little wiki twist to a couple of courses we teach at Telecom ParisTech. I started a Wikispace for my digital culture class, and with Isabelle Garron and Valérie Beaudouin we’ve made compulsory for first year students to try and edit and discuss at least one Wikipedia page, as part of their initiation to online writing.

Sure, Wikipedia has been used as teaching tool in academia for some years now, to say nothing about its increasing popularity as a research topic. But the main rationale for using it in the classroom is that it has become the one-stop-shop for bibliographical research and fact-checking.

Challenging the Academic Mindframe

Think about your own online information habits. What do you do when you don’t know the first thing about a given topic? You probably google it, and the first occurrence is most likely a page from Jimbo Wales’s brainchild. You do it, we do it, our students do it. So we have to incorporate Wikipedia in our academic activity, not because it’s a cool gadget, but because otherwise it will create a dangerous blind spot.

[Don’t panic… Ok, panic]

And yet, admitting to this without panicking is not simple. At least here in continental Europe, ill informed judgments about the allegedly poor quality of Wikipedia articles are still commonplace in higher education. Some – like the French high-school teacher Loys Bonod, who had his 15 minutes of fame earlier this year – go as far as to add false and misleading information to Wikipedia, just to demonstrate to their students that it… contains false and misleading information.

Such paradoxical reactions are a case in point. Wikipedia is just as accurate and insightful as its contributions. Hence, the need to encourage its users to relinquish their passive stance and participate, by writing about and discussing relevant topics. Of course, one might say, when it comes to Wikipedia the Internet iron law of 90–9–1 participation applies: for 90 simple readers of any article, there will be only 9 who will make the effort to click on the “modify” tab to actually write something in it, and maybe just 1 motivated enough to click on the “discussion” tab and start a dialogue with other wikipedians.

Social scientists can come up with many explanations for this situation. The claims about the dawn of online participatory culture might have been largely exaggerated. Or maybe the encyclopaedic form tends to recreate cultural dynamics that are more coherent with an “author vs. reader” dichotomy than with many-to-many communication. Or maybe Wikipedia editors tend to intimidate other users in an effort to increase their own social status by implementing specific barriers to entry.

Try starting a new article. In all probability, its relevance will be challenged by some editor. Try starting the biography of a living public figure. Chances are that a discussion will ensue, focussing not on the public figure in question, but on the private qualities of the biographer. Is the author just an IP-based anonymous, or a legit logged-in user with a recognized contribution track record?

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Censorship and social media: some background information

[Update July 27, 2012: so far, our study has been featured in a number of media outlets in UK, India, Algeria, US, Oman, Indonesia… These are just the ones we know of: The Daily Mail, Yahoo Lifestyle, CNN, Technorati, The Times of India, GigaOM, Buzzfeed, National Affairs, Sify News, Phys.org, Science Daily, Zee News TV India, Oman Tribune, The Free Library, L’atelier, Sciencenewsline, Le Soir d’Algérie, Tempo Indonesia. We’re particularly impressed by this response, and would like to thank the researchers, journalists and activists who’ve been spreading the news.]

Hello everyone,

You have probably reached this page after reading in the international press about our study “Social Media Censorship in Times of Political Unrest – A Social Simulation Experiment with the UK Riots” (published in the journal Bulletin of Sociological Methodology, vol. 115, n. 1). This post will provide some background information.

Read the study

First of all, if you are interested in reading the paper, you can purchase the article from SAGE website. Anyhow, here’s a preprint version you can download for free. Just saying.

About the authors

If you are looking for the authors’ bios:

 Antonio A. Casilli, is an associate professor of Digital Humanities at Telecom ParisTech and a researcher in sociology at the Edgar Morin Centre (EHESS), Paris, France. He is the author of the social media theory book Les liaisons numériques [Digital Relationships], published by the Editions du Seuil. He blogs at Bodyspacesociety.eu, tweets as @bodyspacesoc, and is a regular commentator for Radio France Culture. You can contact him here.

 Paola Tubaro, is a senior lecturer in Economic Sociology at the Business School of the University of Greenwich, London, UK, and associate researcher at the Centre Maurice Halbwachs (CNRS) Paris, France. Economic sociologist with interest in social networks and their impact on markets, organisations, consumer choice and health, her research also includes work in the philosophy and methodology of economics and social science. Her blog is here, plus you can contact her here.

The story, so far

In the wake of the August 2011 UK uprisings, Casilli and Tubaro built a rapid response study. Using computer simulation, the investigators showed that any move by the government to censor social media was likely to result in more civil unrest, higher levels of violence, and shorter periods of social peace. Released as a joint post on their websites and subsequently available as a working paper on SSRN (Social Science Research Network), the study was widely shared online and in the press.

Such an enthusiastic response prompted them to continue their research. Presently, they are launching follow-ups and new developments, both empirical and theoretical, in other European and MENA countries. They are members of the scientific committee of Just-In-Time Sociology (JITSO), an EPFL Geneva-based program gathering international researchers that try “to understand social phenomena as they unfold”.

TEDx talk, simulations and other stuff

If you want to watch a video presentation of the study, here’s Antonio Casilli’s TEDx talk (in French, with English subtitles), “Studying censorship via social simulation”, TEDx Paris Universités, May 19, 2012.

If you want to know more about our ongoing research, Internet Censorship and Civil Unrest (ICCU), here’s the project’s wiki.

If you want to download the computer simulation, here you’ll find a detailed technical description of the model. The model file (Netlogo and Java applet versions) is available here . You should: 1) unzip and save all three files in the same directory; 2) either open the .nlogo file from your computer in Netlogo, or open the .html file in your browser).

Enjoy!

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